Cultura

48 heures avec moi: expatriée française au Portugal

Aujourd’hui, je vous emmène tout un week-end avec moi, Anne-Sophie, expatriée française au Portugal. Je suis arrivée dans ce petit pays ibérique en avril 2013. À cette époque, on entendait beaucoup moins parler du Portugal que maintenant. Je n’avais jamais mis un pied dans ce pays avant d’y vivre. J’en avais seulement entendu parler, quelques fois, par mes amis d’origine portugaise qui y allaient chaque été et je connaissais le «Porto», ce célèbre élixir connu aux quatre coins du monde. Autant vous dire que mes connaissances du pays étaient très limitées. 

Dans cette introduction, je souhaite souligner qu’il y a une grande différence entre passer quelques jours, quelques semaines au Portugal et y vivre. S’expatrier dans un autre pays est une aventure qu’il faut savoir bien préparer en amont et qu’il faut savoir vivre sur place. Je vois de nombreuses personnes qui arrivent au Portugal et après 1 an retournent finalement dans leur pays. C’est votre curiosité et votre envie de découvrir qui vous aidera, en partie, à réussir votre expatriation. Depuis 7 ans, je ne cesse de «me bouger» dès que j’ai un moment de libre pour explorer et découvrir de nouveaux endroits qui me rapprochent toujours un peu plus de la culture portugaise. C’est pour moi une des clefs pour réussir une expatriation. 

Aujourd’hui, dans cet article, je vous emmène un week-end avec moi au Portugal. 

JOUR 1 avec une expatriée française au Portugal: Samedi 4 août 

7h00 : Nous sommes le samedi 4 août 2018, il est assez tôt ici mais il fait déjà 25 degrés et je me réveille. Ces jours-ci, c’est la canicule au Portugal. Il n’a pas fait aussi chaud dans le pays depuis 1981! Depuis que je vis au Portugal, j’aime me lever tôt même les week-end pour profiter un maximum des belles journées ensoleillées que nous offre régulièrement le Portugal. Une des premières choses que je fais le matin est de jeter un coup d’oeil par la fenêtre. J’adore regarder les couleurs particulières offertes par la ville de Lisbonne: son ciel d’un bleu profond, ses maisons colorées, ses toits ocres… Nous sommes à Lisbonne, un matin d’août.

7h30: Je chausse mes baskets, ma tenue de sport et descends les 4 étages de mon immeuble (par les escaliers bien entendu sinon ce ne serait pas drôle), car, comme souvent dans les immeubles à Lisbonne, je n’ai pas d’ascenseur. Je me dirige maintenant en courant vers le Tage et commence à longer ce magnifique fleuve. Sachez qu’au Portugal, et à Lisbonne dans mon cas, les sportifs ont de quoi faire. En effet, en plus des nombreuses salles de sport présentes un peu partout dans la capitale et ses alentours (Holmes Place, Fitness Hut, Virgin Active …), la ville offre aussi de nombreux spots pour la course à pied, le vélo, le surf … Aujourd’hui, j’ai choisi de parcourir les bords du Tage qui sont très bien aménagés pour les coureurs, marcheurs, cyclistes avec des couloirs dédiés. Je décide d’ aller jusqu’au «Padrão dos descobrimentos» dans le quartier de Belém. Sur le parcours, je passe par de nombreux sites connus de Lisbonne comme le pont du 25 avril, le musée du MAAT, le musée dos Jeronimos, la pastelaria des fameuses pasteis de Belém dont l’odeur de Pastel de Nata chaud me titille les narines…

Footing sur les bords du Tage avec le pont du 25 avril en arrière-plan. 

J’aime varier les parcours et je ne vois jamais le temps passer tellement il est agréable de contempler les beaux paysages tout au long de la course. Les matins chaque week-end, je m’accorde toujours une session de sport, souvent la course à pied mais parfois aussi le surf.  Pour le surf, il faut aller en bord de mer donc cela prend plus de temps mais bien que je sois débutante et que ce soit épuisant (oui! oui! c’est vraiment creuvant le surf), j’adore ça! Les spots d’Ericeira, Costa da Caparica et Carcavelos sont particulièrement bien adaptés pour les débutants. Cependant, je n’y vais jamais seule mais avec un moniteur pour une sécurité optimale car n’oublions pas que ça reste l’Atlantique et que c’est un sport qui doit être encadré. Pour ma part, je passe toujours par Carlo de l‘Organic Surf School Ericeira.

Photo entre amies avant de se jeter à l’eau pour une session de surf. 

9h00: Mon ventre commence à gargouiller. Après l’effort, le réconfort ! Il faut savoir qu’au Portugal, prendre le petit déjeuner à l’extérieur est coutumier. Vivre au Portugal, c’est aussi s’adapter aux us & coutumes locales et j’ai donc moi aussi pris cette habitude de petit-déjeuner à l’extérieur. Je me dirige donc dans la pastelaria (boulangerie-pâtisserie) au coin de ma rue pour «m’enfiler» un ENORME «croissant brioche com fiambre«. Vous savez le croissant portugais type «pain au lait» avec du jambon donc je parle régulièrement sur le blog ou sur le groupe Facebook «Amoureux du Portugal». J’en parle très souvent car j’en raffole tout simplement. Et comme vous le savez aussi, je l’accompagne très souvent d’un petit jus d’orange pressé car ici les oranges sont gorgées de soleil et donc exquises. Il faut savoir que ce croissant brioche peut être consommé de manière «normale» c’est à dire avec le jambon (et fromage pour ceux qui veulent) qui sont mis dans le croissant brioche froid mais on peut aussi le demander «prensado«. Dans ce cas, le croissant est  légérement écrasé dans une sorte de presse-sandwich chaud, c’est pas mal aussi mais j’avoue le préférer froid. Chacun ses goûts, me direz-vous!

Croissant brioche com fiambre prensado avec un bon jus d’orange pressé. 

9h30: Il est temps de prendre une petite douche et de m’habiller pour commencer une journée bien remplie.

10h00: Aujourd’hui, je rejoins une amie à Montijo, une ville qui se situe de l’autre côté du Tage. Je vous en ai déjà un peu parlé dans mon précédent article sur la région de Lisbonne. J’habite à Lisbonne depuis plusieurs années et pourtant je n’y suis jamais allée auparavant. Et même plus, c’est la première fois pour moi que je prends le ferry à Lisbonne ! Je me dirige donc à pied vers la station de ferry de Cais do Sodré qui se trouve juste à côté de la gare du même nom.

La gare de Cais do Sodré

Pour prendre le ferry, c’est très simple, tout fonctionne comme les autres transports. Il suffit d’avoir votre carte de transport Viva Viajem chargée (vous pouvez prendre cette carte dans toutes les machines automatiques situées dans les stations de métro et gares) et hop vous passez votre carte sur la machine à l’entrée du transport que vous prenez que ce soit le bus, le tram, le ferry, le métro, le train et le montant est automatiquement déduit. Me voilà donc dans le ferry pour la traversée de Lisbonne à Montijo qui prend 25 minutes. Le trajet est rapide. C’est si agréable de voguer sur le Tage et voir Lisbonne d’un autre point de vue. 

L’arrivée du ferry à Cais so Sodré, nous allons pouvoir embarquer!

10h25: J’arrive au port de Montijo, mon amie m’y attend et autour d’un café nous papotons de tout et rien (une discussion entre nénettes, vous imaginez ce que c’est ;)).

12h00: Je reprends le ferry dans le sens inverse pour rejoindre Lisbonne où je suis attendue pour déjeuner. Le restaurant dans lequel j’ai rendez-vous ce midi est une tasca qui se situe non loin du célèbre quartier du Bairro Alto. Le restaurant est à 15 minutes de marche de la station de ferry. 15 minutes de marche ce n’est rien, mais je vous rappelle le contexte: nous sommes début août, c’est une des journées les plus chaudes au Portugal depuis 1981 et j’ai une belle côte à monter entre Cais do Sodré et le Bairro Alto. Ah oui ! n’oubliez pas une chose, Lisbonne est aussi appelée la ville aux 7 collines … et ce n’est pas pour rien! Je n’en dis pas plus, vous devinerez vite pourquoi …

Montée sur les pavés glissants de Lisbonne et sous une chaleur de 40 degrés, pas facile 🙂

12H45: J’arrive à la tasca Zapata. C’est le genre d’endroit que j’adore. Dans une petite rue, loin des foules de touristes, une toute petite entrée, on y entre croyant que c’est tout petit et au final un dédale de petites salles apparaissent au fur et à mesure que vous vous faufilez dans le restaurant. Ici, pas de chichi, des nappes en papier, de la vaisselle très simple, un menu écrit au feutre affiché sur le mur.

Une grande feuille de papier sur laquelle sont écrits les différents plats proposés par le restaurant.  

Vous pouvez voir les cuisiniers préparer les plats et l’odeur des grillades et autres aliments qui mijotent réveille vos sens et s’imprègne dans vos cheveux et vêtements … mais ce n’est pas grave! On trouve ici une cuisine familiale, généreuse, authentique, à des prix imbattables. Je ne vais pas faire l’apogée de la gastronomie portugaise car vous le savez déjà je ne suis pas objective (j’en suis fan!), mais si vous voulez en savoir un peu plus sur ce sujet, je vous invite à lire ou relire mon article dédié à la gastronomie portugaise sur le blog. Aujourd’hui, nous mangerons de la «picanha» accompagné d’un demi-pichet de «vinho verde» (oui! un demi, nous sommes sages). Il est déjà 15h00 et donc bien temps de sortir de table pour continuer la journée.

Un grand plat de viandes Picanha accompagné de riz, frites, ananas et haricots rouges. 

16h00: J’ai rendez-vous avec un de mes clients dans ses bureaux, près du jardin d’Estrela. Je suis freelance en digital marketing, un terme trivial qui englobe tout ce qui est communication sur internet. Je travaille donc principalement de chez moi, mais, parfois, rencontre mes clients dans leurs entreprises et aime aussi travailler dans des espaces co-working. D’ailleurs, Lisbonne en regorge donc c’est plutôt agréable de changer régulièrement de spots et travailler dans des endroits aux ambiances différentes. Au Portugal, les cafés, restaurants, kiosques… sont quasiment tous équipés du WIFI donc il est facile de travailler de n’importe où. Finalement, c’est un peu comme si je changeais de bureau en permanence. La routine ne s’installe donc jamais.

17h00: Mon rendez-vous se termine et je profite d’être près du jardin d’Estrela pour y faire un tour. J’adore cet endroit. Je suis une personne assez citadine mais j’aime le fait de vivre dans une «grosse» ville tout en ayant l’opportunité de pouvoir parfois retrouver un peu de calme. Le jardin d’Estrela est donc un de ces lieux paisibles dans lequel j’aime passer un peu de temps.  On y trouve des points d’eaux, des arbres, des palmiers, des kiosques pour se restaurer, on entend les oiseaux chantaient …

Kiosque ombragé au sein du jardin d’Estela. 

Il y a de nombreux autres endroits comme ça dans Lisbonne où le temps s’arrête au milieu du tumulte de la capitale. On peut citer par exemple les parcs de Monsanto, le jardin da Cerca da Graça, le parc Eduardo VII à Marques Pombal, les bords du Tage, et les belvédères comme ceux de senhora do monte, santa luzia, sao pedro de alcantara

Kiosque sur les bords du Tage où on peut siroter un verre ou manger une pastel de nata au calme.  

18h00: Oups, il est déjà 18h! Je dois me dépêcher, j’ai peu de temps devant moi. Je fais un rapide saut au supermarché du coin pour faire quelques emplettes pour mon apéro entre amis de ce soir: vinho verde, eau, pasteis de bacalhau feront l’affaire! Comme dans toutes les capitales, en centre ville de Lisbonne, vous trouverez plein de petits supermarchés et épiciers pour faire vos courses. Les principales enseignes en centre ville sont Mini Preço, Pingo Doce, Meu Super et Continente Bom dia. Cependant, pour les courses les plus encombrantes et lourdes j’opte pour la livraison via «Continente Online» dont je suis satisfaite, mais vous avez différentes enseignes qui proposent aussi ces services comme Jumbo Online, Leclerc Online … Cela est assez pratique lorsqu’on habite en centre-ville de faire ses courses en ligne car entre la difficulté de trouver une place de stationnement près de son logement pour vider le coffre, les lourdes courses à porter avec les pavés qui glissent et les étages à monter, se faire livrer ses courses n’a finalement pas de prix ! 

18h30 : J’ai rendez-vous dans 1/2 heure dans le quartier de Belém. Avec la chaleur extrême d’aujourd’hui, 37° encore à 18h30, je ne vais pas prendre le tramway au risque d’arriver en nage pour mon apéro entre amis. Je prends donc la décision de commander un taxi en ligne via l’application «mytaxi» (elle s’appelle maintenant «freenow») que j’utilise assez régulièrement même si je favorise quand même pas mal les transports en commun dans Lisbonne. L’application est très simple d’utilisation et pas de surprise de prix puisqu’il est annoncé avant la course. Je commande donc mon taxi, ce sera 8€ pour 10km. L’application m’avertit que mon taxi arrive dans 3 minutes, il est à l’heure, j’y monte et me voilà partie en direction de Belém et plus particulièrement du port de plaisance situé au pied du Padrão dos Descobrimentos où je suis d’ailleurs allée courir plus tôt dans la journée. 

19h00 : Mes amis me rejoignent et nous voilà partis pour un apéritif un peu atypique puisqu’il sera sur un voilier au coucher du soleil. Ce n’est pas la première fois que j’opte pour cette activité qui change un peu des apéros habituels dans un bar ou rooftop de la ville. Nous sommes 8 amis: portugais, français et belges. Être expatriée française au Portugal, c’est rencontrer des locaux et d’autres expatriés de différentes nationalités et j’adore ce mélange de cultures! Il faut compter une trentaine d’euros par personne pour notre croisière de 2 heures au coucher du soleil. Je passe toujours par la même personne car le service y est toujours impeccable, il s’agit de Rui de l’agence PalmaYachts. Musique, soleil, ciel bleu, apéritif, amis… le cocktail est parfait pour 2 heures à voguer sur le Tage et découvrir la beauté de Lisbonne à partir du fleuve. Au cours de notre balade on passe devant des lieux emblématiques de Lisbonne :

«Je suis le maitre du mooondeeee» … Port de Belém avec le Padrão dos descobrimentos en fond. 

20h30 : Le soleil est maintenant sous le pont du 25 avril, il va bientôt se coucher, le spectacle est superbe.

Coucher de soleil sur le Tage. 

21h00 : Nous arrivons au port, la balade est terminée. Nous allons dans le centre de Belém et scrutons les petites ruelles pour trouver une petite tasca où diner mes amis et moi. Nous en trouvons une, dans une petite rue isolée et nous y passons la soirée à déguster de bonnes sardines grillées.

Plat de sardines grillées pour une personne. 

23h00 : Il fait encore très chaud à Lisbonne en cette soirée d’été et gourmands que nous sommes, nous nous dirigeons d’un pas assuré vers la fameuse pastelaria des «Pasteis de Belém«. Contrairement à la journée, où il faut attendre assez longtemps dans la file d’attente pour avoir la chance de déguster cette délicieuse pâtisserie, le soir, pas d’attente et la pastelaria est ouverte jusqu’a minuit! Nous achetons donc rapidement notre petite boite de Pasteis de Belém et allons les déguster dans le jardin situé en face du Mosteiro dos Jerónimos.

23h45: Après une belle journée, il est temps de rentrer à la maison, une nouvelle journée chargée m’attend demain. 

JOUR 2 avec une expatriée française au Portugal: Dimanche 5 août  

6h00: Le réveil sonne déjà! Je dois me dépêcher. Ce matin, je pars dans le nord pour un baptême. Après 5 heures de route me voilà arrivée à Chaves, une ville du nord du Portugal, dans les terres, proche de la frontière espagnole et située à environ 1H40 de Porto. Le Portugal est un petit pays et comme je vous en ai déjà parlé lors d’un de mes précédents articles, le réseau autoroutier est plutôt bien agencé et dessert bien les villes du Nord au Sud, la route n’est donc pas trop compliquée…. c’est toujours tout droit 🙂

12h00: La cérémonie de baptême va commencer. Je suis dans une toute petite église très mignonne d’un village près de Chaves. 

Petite église au Portugal.  

J’ai déjà participé à plusieurs mariages au Portugal mais c’est mon premier baptême. Ces événements sont très importants dans la vie des portugais. Ce sont des moments de fêtes mais aussi de partages lors desquels se retrouvent familles et amis. Le mois d’août est souvent privilégié pour ces événements car il s’agit d’un mois où les familles portugaises qui vivent en France, en Suisse… viennent au Portugal pour les vacances et c’est donc le moment idéal pour que toute la famille soit présente. La cérémonie de baptême dure une quarantaine de minutes, on y retrouve des codes semblables à ceux des baptêmes en France même si je n’avais jamais vu l’utilisation de la coquille pour verser l’eau sur le baptisé. Une coutume existante dans le passé en France mais aujourd’hui peu habituelle.

La coquille et le cierge de baptême. 

13h00: La cérémonie de baptême est terminée, direction le festin. Pourquoi «le festin»? Car je pense que c’est le terme le plus adapté pour décrire le repas qui m’attend.

13H30 : Je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises et plus particulièrement dans mon article sur la gastronomie mais au Portugal, la nourriture est un point central de la culture. Une gastronomie bonne et très généreuse. Et plus vous allez dans le nord du Portugal, plus elle est généreuse! Alors, vous imaginez bien que lors des mariages, baptêmes et autres … vous ne manquez de rien ! Ce baptême ne fait donc pas exception, on y dégustera trois entrées, deux plats et trois desserts, le tout accompagné de vins du Douro. Lorsque vous êtes invité à un mariage, baptême ou anniversaire au Portugal, préparez donc bien votre estomac 😉

Table d’honneur au baptême. 

17H30: Je sors de table. Je ne peux plus réellement bouger tant j’ai bien mangé! Une courte balade digestive s’impose. 

18H00: J’arrive chez mes amis chez qui je passe la nuit avant de repartir demain matin. Ils habitent dans un petit village d’une cinquantaine de personnes qui triple au mois d’août lorsque les «émigrés reviennent au village» comme ils disent. J’adore ces petits villages portugais, tout simplement pour leur authenticité et retour aux méthodes et valeurs simples : le lavoir où certaines dames continuent encore à nettoyer le linge à l’aide de longs savons rectangulaires, les immenses fours présents dans la ville, dans lesquels sont cuits le pain ou le cochon de lait, les moutons qui se baladent dans les rues accompagnés de leur berger, les ânes attelés qui transportent des bottes de paille, les personnes à leurs fenêtres ou dans les rues qui se connaissent tous et se disent «Boa Tarde, tudo bem?» …

18H30: Après le festin de ce midi, je n’ai vraiment plus faim mais pourtant mes hôtes me proposent d’aller dans le jardin chercher de quoi cuisiner pour le soir. Dans le village, toutes les maisons ont d’immenses potagers qui donnent bien plus de légumes et fruits qu’il n’en faut pour tout le village. On y trouve en ce moment des pommes de terres, des courgettes, des concombres, des salades, des pastèques … On passe aussi récupérer les oeufs des poules et on en profite pour découvrir les lapereaux nés il y’a seulement quelques jours. On entend klaxonner à l’autre bout du village, c’est le livreur de pain qui arrive. C’est peut-être idiot et j’ai probablement le discours d’une citadine mais cela fait du bien de retrouver des choses simples et authentiques. 

En train de ramasser les pommes de terre dans une tenue très adaptée 🙂

19H30: On lave, épluche, coupe et mixe les légumes. On met tout dans une casserole et hop, après quelques dizaines de minutes à mijoter la soupe est prête. On l’accompagne de quelques tranches de presunto «fait maison» bien entendu (comme tout ici) et d’un peu de «broa», mon pain portugais préféré, et je pense que mes hôtes le savent. Niveau boisson, ce sera «Agua das Pedras«, l’eau pétillante qu’on retrouve partout au Portugal et dont les sources «Pedras Salgadas» sont à une trentaine de kilomètres de Chaves.

21H00: Après un bon souper, je vais déjà me coucher, je reprends la route pour rentrer à Lisbonne tôt demain matin.  

Tic, Tac… Les 48 heures sont écoulées

Les 48 heures au Portugal avec moi, expatriée française au Portugal, sont finies. Bien entendu, je ne fais pas de tour de bateau et n’ai pas de baptême tous les week-end mais par cet article je voulais vous montrer un peu la palette de choses à faire et découvrir lorsqu’on vit au Portugal. De la frénésie d’une grosse ville comme celle de Lisbonne à l’authenticité des petites villages portugais. Ce pays a tant de richesses: architecturales, culinaires, naturelles… qu’il faut vraiment en profiter et les explorer. On ne s’y ennuie jamais, il y a toujours quelque chose à faire. Comme vous l’avez vu mon week-end était bien chargé et tous mes week-end le sont depuis que je vis ici. C’est réelement un pur plaisir de découvrir de nouvelles choses en permanence! 

Et vous, qu’aimez-vous faire le week-end au Portugal?

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