Cultura

rencontre avec 3 français installés au Portugal

Comme je vous l’ai dit dans un précédent article: «Vivre au Portugal: 7 coups de coeur et coups de gueule, j’essaie toujours d’ajouter un peu de mon ressenti dans mes articles afin que vous puissiez percevoir un maximum la vie au Portugal au travers de ces derniers. Cependant, hormis mon expérience, il existe énormément d’autres profils qui décident de sauter le pas et partir vivre au Portugal. Ce nouvel article, sans prétendre balayer tous les profils d’expatriés au Portugal, a pour objectif de vous partager différentes expériences de français au Portugal. Pour que la lecture de ces témoignages soient plus digestes pour vous, 3 profils sont dévoilés dans cet article et 2 autres dans l’article ici. Je vous laisse découvrir aujourd’hui 3 françaises installées au Portugal:

  • Alex, femme de footballeur à Porto, 
  • Anne-Marie, retraitée en Algarve, 
  • Nathalie, jeune maman à Lisbonne. 

Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir ces 3 profils.

1. Alex, la femme de footballeur vivant entre Porto & Lisbonne

Alex, originaire de la côte d’azur, vivant entre Porto et Lisbonne depuis 2012. 

Comment le football l’a fait venir au Portugal? 

«À l’époque, je venais de finir mon master et je travaillais à Paris. J’allais régulièrement voir ma famille sur la côte d’azur. Un jour, alors que j’étais dans le sud, j’ai rencontré mon compagnon actuel. Il était portugais, vivait en Algarve et était footballeur professionnel. 

À cette époque je ne connaissais pas du tout le Portugal mais j’ai appris à le connaître puisque pendant trois ans, je faisais des allers-retours entre la France et le Portugal pour voir mon compagnon. 

En 2012, après trois ans d’allers-retours, j’ai décidé de chercher un travail au Portugal. Je ne voulais pas partir y vivre sans avoir un emploi.  J’ai trouvé un emploi et j’ai donc rejoint mon ami.»

Des allers-retours entre Porto et Lisbonne qui n’ont jamais empêchés Alex de travailler.

«Niveau boulot, même si j’ai toujours trouvé assez facilement des jobs, j’ai souvent dû démissionner et faire de nouvelles recherches d’emploi car, avec le football, mon ami a beaucoup bougé entre Porto et Lisbonne.

Fin 2012, mon compagnon jouait à Porto, j’ai donc cherché un travail dans cette ville. J’ai fait quelques entretiens et une fois mon boulot en poche, je suis partie vivre à Porto. 

Début 2013, après quelques mois à Porto, mon compagnon est parti jouer à Lisbonne et je quittais déjà Porto. Il a donc fallu que je reprenne tout à zéro. J’ai quitté mon emploi à Porto et j’ai commencé à chercher sur Lisbonne. En deux semaines, j’ai trouvé un job dans un call center, bien payé à l’époque puisque j’avais un salaire autour de 1150€ brut. 

Après six mois à Lisbonne, il y’a eu le mercato (le marché du football) et mon compagnon repartait à nouveau sur Porto. Tout recommençait : démission, recherche d’emploi … De retour à Porto, j’ai travaillé au siège de la marque Salsa, les jeans. Je m’occupais du merchandising et des stocks pour le marché français de la marque. Le secteur de la mode me plaisait beaucoup, j’y étais donc très épanouie. J’y ai travaillé 1 an avant de repartir à Lisbonne. 

En 2014, j’ai donc suivi à nouveau mon compagnon et nous sommes retournés à Lisbonne. J’ai repris le job que j’avais quitté un an plus tôt dans le call center. Par contre, les salaires avaient baissé. Lors de ma première expérience chez eux je gagnais 1150€ brut, la seconde fois les salaires étaient aux alentours de 950€ brut. De plus en plus, à Lisbonne, les entreprises ont beaucoup de candidatures d’étrangers surtout dans les call center donc les salaires ne sont plus les mêmes qu’avant. Je suis restée dans l’entreprise quelques mois avant de trouver un poste dans la communication qui était plus intéressant pour moi. 

Nous sommes restés trois ans à Lisbonne. L’année dernière, nous sommes revenus à Porto et je travaille maintenant pour une entreprise de location de van volkswagen vintage pour touristes. Les gens veulent de plus en plus découvrir plusieurs régions du Portugal en un seul séjour. Du coup, louer un van leur permet de découvrir, à leur rythme, un grand nombre de régions et d’une manière un peu moins conventionnelle que les hôtels et les locations de voiture habituels.  C’est un concept vraiment chouette et j’aime y travailler. 

Je suis contente d’être sortie des call center car on peut vite tomber dans l’engrenage de ces métiers quand on est étranger, qu’on arrive au Portugal et qu’on ne parle pas encore le portugais.»

Passe temps et vie sociale: Alex nous en dit un peu plus. 

«Durant mes temps-libres, j’adore aller à la mer et surfer. C’est devenu une passion pour moi ! J’adore aussi découvrir de nouveaux restaurants et en particulier les brunchs. Il y a beaucoup de choix à Porto et toujours plein de nouveaux concepts. J’aime y aller avec mon compagnon ou avec des amis.

Au Portugal, quand je suis arrivée, je ne connaissais personne mis à part mon compagnon. J’ai très vite rencontré des gens par le travail, par le surf et via mon compagnon. La majorité de mes amis au début était soit des étrangers comme moi ou des portugais qui parlaient anglais. Ne parlant pas portugais au début c’est vrai que j’avais moins d’amis portugais et je trouve aussi que les portugais de Porto peuvent être un peu difficiles d’accès (je vais me faire huer par les Portuenses (habitants de porto) (rires)). En fait, les portugais de Porto, quand ils ont fini de bosser ils vont rejoindre leur famille, leur chéri ou leur cercle d’amis. Ils ne vont pas te proposer de faire un truc en dehors du boulot et il est difficile d’intégrer un cercle d’amis de portugais à moins de te faire introduire par l’un d’eux.  «

La photo «coup de coeur » d’Alex: le sable, le soleil et le surf, trois éléments importants dans sa vie au Portugal.

Le ressenti d’Alex quand on lui parle de son pays natal: la France.

«Je suis contente de vivre au Portugal et d’avoir rejoint mon compagnon, je ne le regrette pas mais je me pose souvent des questions au sujet de ma vie professionnelle. Je pense que mon évolution professionnelle aurait été différente (dans un sens positif) si j’étais restée en France. Sinon, j’ai aussi ma famille et mes amis qui me manquent mais j’essaie de rentrer tous les trimestres pour vaincre cela.»

Les questions en vrac d’Anne-Sophie à Alex.

Surf en Californie ou surf au Portugal ? Ce n’est pas comparable mais j’aime quand même beaucoup le surf au Portugal. 

Lisbonne ou Porto ? C’est dur ! Quelques années en arrière j’aurai dit Lisbonne sans hésiter mais aujourd’hui j’aime beaucoup Porto! En fait, à l’époque je trouvais que Porto ne bougeait pas du tout, c’était pour moi tristement calme. Aujourd’hui, c’est devenu une ville très dynamique. Je demande donc un « joker » pour cette question et dirai les deux. Ce sont deux villes différentes, je n’arrive pas a en choisir une.

Tasca ou rooftop ? Tasca sans hésiter. C’est beaucoup plus typique, convivial, ce n’est pas du tout guindé. 

Des habitudes portugaises prises ? Le « Lanche », le goûter portugais.  Je goutais quand j’étais enfant mais plus adulte. Au Portugal, les portugais ont pour coutume de prendre leur « lanche ». J’ai donc pris cette habitude et aime commander des « torradas » (un pain de mie épais toasté avec du beurre) et un « abatanado » (un café allongé). Je mange aussi beaucoup plus de soupes qu’avant. La soupe est très répandue au Portugal. 

Plat portugais préféré? Le « bacalhau á liberdade », c’est un plat de morue, c’est trop bon ! 

Lieu préféré?
Ericeira sans hésitation. J’adore ce petit village de pêcheur. J’aime la plage, le surf, l’ambiance qui y règne … 

Un conseil pour de futurs arrivants? Il faut bien être conscient que la réalité du travail au Portugal est différente de celle en France. Il faut s’y préparer. Oui, il fait bon vivre ici, il y’a du soleil, les gens sont cools, on y mange bien …  Mais si tu as des projets à long terme : investir dans un bien immobilier, avoir des enfants … avec les salaires du Portugal, ça peut être compliqué.

2. Anne-Marie, la retraitée dynamique d’Algarve

Anne-Marie, l’auvergnate vivant à Lagos (Algarve) depuis 2015. 

Quel déclic a fait qu’Anne-Marie parte de France pour s’installer au Portugal?

«Je suis d’origine portugaise mais de nationalité française. Mes deux parents sont portugais, je suis née au Portugal, près de Fátima, et y ai vécu jusqu’à mes 7 ans. Mes parents sont partis vivre en France en 1966.  J’ai été naturalisée française au moment de mon entrée en école d’infirmière. Aujourd’hui, je réside en tant que « française » au Portugal. Ma nationalité portugaise, je l’ai dans mon cœur. 

Même si mes parents sont portugais, j’ai vécu toute ma vie en France. Je ne pensais pas revenir vivre un jour au Portugal, j’avais tout en France : ma vie, ma famille, mon travail, mes amis, j’y avais mes habitudes.  Donc, avant d’y vivre en 2015, je ne connaissais pas tant que ça le Portugal, j’y avais seulement vécu les 7 premières années de ma vie et y étais un peu revenue en vacances avec mes parents quand j’étais jeune. 

Mais, il y’a quelques années, après mon divorce, j’ai rencontré un homme qui est devenu mon compagnon: un portugais qui habitait en Suisse. Son projet était de revenir au Portugal à sa retraite. Ce fut le déclic pour moi, une évidence, un signe, je devais retourner vivre au Portugal ! Mon compagnon attendu que je sois aussi à la retraite (il a attendu trois ans) et nous sommes partis ensemble, renouer avec nos racines. 

En 2015, nous nous sommes installés à Lagos. Initialement, nous souhaitions nous installer vers Ericeira, une ville proche de Lisbonne et pas très loin de nos familles portugaises respectives. Mais, après quelques visites à Ericeira, la grisaille de la région (on a peut-être pas eu de chance) nous a incité à nous diriger plus au sud, en Algarve, à Lagos en particulier. On a eu un vrai coup de cœur pour cette ville, la région et son climat.»

Acheter au Portugal à partir de la France: l’expérience d’Anne-Marie.

«Nous avions pour projet d’acheter un bien au Portugal pour nous y installer, nous ne souhaitions pas louer. Nous avons donc fais des recherches de logements et nous sommes tombés sous le charme d’un bien à Lagos. Nous avons alors décidé d’acheter notre appartement en 2015 avant même d’arriver définitivement au Portugal.  Nous avons fait toutes les démarches d’achat à partir de la France. Nous sommes juste descendus deux fois en Algarve, la première fois pour les visites et la seconde fois pour les papiers.»

La photo «coup de coeur » d’Anne-Marie: maison portugaise typique colorée, ciel bleu et palmier. 

La langue portugaise dans le quotidien d’Anne-Marie.

«Je parle portugais avec un accent français. Finalement, même si j’ai des parents portugais et même si j’ai vécu au Portugal jusqu’à mes 7 ans, quand je suis revenue au Portugal en 2015, je ne parlais quasiment pas portugais. En France, à la maison ou en dehors je ne parlais que français. Je me souviens encore, nous étions ma mère et moi dans un supermarché en France, ma mère a commencé à me parler en portugais et je lui ai répondu « non maman, on parle français ». À l’époque, et je le regrette aujourd’hui, j’avais peur du regard des autres car j’étais étrangère et je parlais portugais.

En 2015, quand je suis arrivée en Algarve, je me suis inscrite à l’université d’Algarve pour prendre des cours de portugais pour étrangers. Aujourd’hui, je me débrouille en portugais. Il ne faut pas avoir peur de faire des fautes et oser parler pour progresser. À la maison, avec mon compagnon, j’essaie de parler un maximum portugais, sauf quand je m’énerve, là c’est le français qui sort instinctivement de ma bouche (rires).»

Quel est le rapport d’Anne-Marie avec la France?

«Je rentre de temps en temps en France mais ça reste rare. Il n’y a pas de ligne Faro-Clermont Ferrand pour le moment et du coup rentrer dans ma région est assez compliqué. Par contre, en avril 2019, une ligne Lisbonne-Clermont va ouvrir. Il faudra toujours monter à Lisbonne mais ce sera quand même plus simple. 

Aujourd’hui, je ne regrette pas ma décision d’être partie vivre au Portugal même si je ressens tout de même le manque de mes enfants. Après, comme ils me disent à juste titre : « Maman, tu serais à Lille, on ne te verrait pas plus souvent !»  et puis aujourd’hui avec les applications comme Skype, Facetime, Whats’app… on peut faire facilement des vidéos avec ses proches et c’est important.»

Entre bénévolat et balades, Anne-Marie n’a pas le temps de s’ennuyer.

«En 2015, je suis partie vivre au Portugal mais j’ai aussi vécu un autre grand changement celui d’être à la retraite. Pour moi qui suis très active, je ne m’imaginais pas une seconde ne plus rien faire en arrivant au Portugal. Alors, j’ai choisi de garder un pied dans le milieu dans lequel je travaillais en France, celui médical, et j’ai décidé de faire du bénévolat en Algarve dans une maison de retraite. En plus de ça, je fais de l’aquagym, profite beaucoup des belles plages de sables dorés et je fais aussi plein de balades, j’adore marcher !»

Les questions en vrac d’Anne-Sophie à Anne-Marie.

Une habitude portugaise prise? À la maison, on cuisine portugais presque tous les jours.

Pain au chocolat ou Pastel de nata ? Le pain au chocolat pour le petit déjeuner et le pastel de nata pour le goûter avec un petit café. Ça résume ma vie ! Je ne peux pas choisir entre le pain au chocolat et le pastel de nata ni entre la France et le Portugal ! J’ai retenu une phrase de Charles Aznavour et je l’ai transposé à mon cas. Je suis 100% française, 100% portugaise, les deux sont inséparables comme le lait et le café.

Votre plat portugais préféré ? Le poulet grillé de Nazaré car c’est celui de toute mon enfance et aussi l’ arroz doce pour finir le repas.

Un conseil pour des futurs arrivants? Venir au Portugal car on tombe amoureux du pays, ne pas y venir par intérêt.



3. Nathalie, la maman belge vivant à Lisbonne

Nathalie de Bruxelles, vivant à Lisbonne depuis 2015.

Qu’est-ce qui a incité Nathalie à partir vivre au Portugal? 

«Je suis arrivée au Portugal en 2015. J’ai habité deux ans à Lisbonne puis je suis repartie vivre 1 an en Belgique, mon pays natal, et je viens de revenir à Lisbonne depuis avril. 

En 2015, une succession d’événements ont fait que je suis arrivée au Portugal.  C’était une période où j’avais l’envie de découvrir la vie dans un autre pays, je n’avais pas de compagnon, pas d’enfants, et finalement peu d’attaches à Bruxelles. Je connaissais un peu le Portugal, j’y avais été trois fois déjà et j’avais vraiment eu un coup de cœur pour ce pays. Un jour, une amie à moi qui vivait à Lisbonne m’a informé que son entreprise (un call center) cherchait des francophones. J’ai sauté sur l’occasion. J’ai postulé par email puis j’ai fait les entretiens via Skype à partir de la Belgique, et j’ai été prise. Je ne serai pas partie sans travail.»

Bye Bye le Portugal (ou pas): Pourquoi Nathalie est-elle rentrée en Belgique? 

«À la naissance de mon fils, en 2017, deux ans après mon arrivée au Portugal, j’ai décidé de rentrer en Belgique auprès de ma famille. Je m’étais créé un cercle d’amis à Lisbonne mais j’avais besoin d’être entouré de ma famille au quotidien dans cette nouvelle étape de ma vie : celle d’être maman. 

Après une année en Belgique, le Portugal me manquait déjà et j’ai décidé d’y revenir, c’était en avril 2018. Comme la première fois, je suis partie en ayant trouvé un job au préalable depuis la Belgique. Il s’avère que des chasseurs de tête d’une assurance basée à Lisbonne sont venus pour recruter des francophones à Bruxelles. J’ai postulé et j’ai été prise. Le travail et ses conditions étaient idéals pour moi ayant un enfant : des horaires fixes du lundi au vendredi et un salaire convenable pour le Portugal. Je suis donc partie sereinement au niveau du boulot. Par contre cela fut beaucoup plus compliqué pour trouver un appartement en location. C’est vraiment le point noir de mon expérience au Portugal.»

Trouver un logement au Portugal: le point noir de l’expérience de Nathalie au Portugal. 

«En 2015, la première fois que je suis venue au Portugal, j’étais en colocation dans Lisbonne centre. J’ai été dans deux colocations différentes et je les ai trouvé assez facilement. En revanche, quand je suis revenue début 2018, ce fut bien plus compliqué ! Une colocation avec mon enfant d’un an n’était pas une option envisageable. J’ai donc cherché un petit appartement.  Le problème c’est qu’aujourd’hui, sur Lisbonne et ses alentours, il y’a très peu de logements en location longue durée et les prix sont élevés. 

Lorsqu’il y’a un logement à louer, celui-ci part très vite. Vous avez à peine le temps d’appeler pour le visiter que le logement est déjà pris. Certains prennent même les logements sans les visiter. Lorsque vous arrivez enfin à visiter un logement, généralement ce sont des visites groupées où vous êtes plusieurs « candidats » pour le même logement et le candidat privilégié est souvent celui qui monte le plus les enchères. Celui qui va dire: « Je vous donne 100 euros de plus par mois et vous me donnez le logement » ou bien celui qui va dire: « Je vous donne 6 mois d’avance de loyer et vous me donnez le logement ».  Du coup, face à cette situation, depuis que je suis revenue au Portugal en avril, je vis chez des amis à Loures. Je cherche donc un logement pour mon fils et moi depuis 7 mois !

Le mois dernier, face à cette situation, j’ai décidé de rentrer de manière définitive en Belgique puisque trouver un logement devenait impossible. Mais, le hasard faisant bien les choses, il y’a trois semaines, une amie m’a informé qu’elle partait vivre une expérience à l’étranger et m’a proposé de louer son appartement. Je vais donc restée au Portugal et en suis ravie. «

Devenir et être maman au Portugal: Nathalie nous parle un peu de son expérience.

«L’approche des portugais vis à vis des enfants et des femmes enceintes est géniale ! Les gens sont très attentifs à toi pendant la grossesse, iIs sont aux petits soins. Une fois, dans un restaurant, le serveur est venu me voir en me disant qu’il avait spécialement lavé la salade avec du vinaigre pour moi car j’étais enceinte. Une autre fois, dans un supermarché, j’étais tranquillement en train de faire la queue à une caisse et tout le monde s’est écarté pour me laisser passer sans que je demande quoique ce soit.

Le suivi de grossesse avec les médecins s’est aussi très bien déroulé. Je n’avais pas de mutuelle, j’avais seulement ma sécu portugaise via le travail. Mon suivi de grossesse a donc été fait dans le public, tout s’est très bien passé et financièrement tout a été pris en charge. Le suivi après l’accouchement était professionnel, mon médecin m’envoyait régulièrement des emails pour savoir comment le bébé et moi allions. À l’époque de ma grossesse cela faisait à peine un an et demi que j’étais au Portugal et je ne parlais pas encore très bien portugais, les médecins le comprenaient et s’adaptaient vraiment à moi. Nous commencions nos échanges en portugais et quand je ne comprenais pas on mixait avec de l’anglais et parfois même avec un peu de français. Le corps médical était top.

Pour la crèche, ça a été un peu galère car je m’y suis prise tard. En fait, pour une place en septembre, il faut commencer les démarches en avril/mai. Du coup, cette année en septembre, tout était complet et je me suis retrouvée sur liste d’attente dans plusieurs crèches.  Il y a deux semaines, une crèche m’a appelé pour me dire qu’une place était disponible pour mon fils. Je ne m’y attendais pas et j’’ai sauté sur l’occasion. Mon fils vient donc de rentrer dans une crèche privée dans le centre de Lisbonne. Le prix par mois est de 315 euros avec le repas du midi et un goûter. Les crèches au Portugal sont très contrôlées et toutes celles que j’ai visitées sont très bien. À la crèche, j’échange en portugais avec le personnel. Je parle maintenant bien portugais et donc j’ai aucun soucis pour échanger avec eux.»

Les coups de coeur et coups de gueule de Nathalie sur sa vie au Portugal. 

«Ce que je préfère au Portugal c’est la qualité de vie. Tout n’est pas rose au Portugal comme dans tous les pays mais il y’a du soleil, de la lumière … ça fait un bien fou au moral, en particulier pour moi qui vient de Belgique où le soleil n’est pas très présent (rires).. Ici, tu sens que tu profites de ta vie. Tu as le temps de faire tes courses au supermarché sans devoir courir après ton boulot car le magasin va bientôt fermer. Ici, les magasins ferment tard et sont ouverts le dimanche. Tu n’es pas dans le même stress qu’a Bruxelles. Et puis, il y’a aussi la nourriture ! Tellement bonne et généreuse !

La photo «coup de coeur » de Nathalie: se balader à Feira da Ladra et profiter de la vue sur le Tejo. 

Par contre, côté négatif, je trouve qu’il y’a un réel problème d’accessibilité au Portugal notamment pour les handicapés et les poussettes. Je le vois depuis que j’ai un bébé. Dans les transports en commun c’est super compliqué, rien n’est adapté. Tous les matins, en sortant du métro pour amener mon fils à la crèche, je monte les escaliers en portant la poussette. Les ascenseurs, quand il y’en a, sont souvent en panne. Et encore je suis « chanceuse » car moi la poussette je peux la porter, les gens qui sont en fauteuil roulant ça doit être beaucoup plus compliqué pour eux.

Les questions en vrac d’ Anne-Sophie à Nathalie.

Gaufre liegeoise ou Pastel de nata ? Pastel de nata sans hésiter.

Habitude portugaise prise? Je mange plus tard qu’avant, et je suis moins stressée, je vis «à la portugaise».

Une idée reçue que vous aviez sur les portugais avant d’y vivre ? Ils sont trop poilus. Finalement ce n’est pas vrai mais bon ils ont quand même beaucoup de cheveux (rires).

Plat portugais préféré ?
Bacalhau à braz, un classique !

Lieu préféré ? Olhão, une petite ville en Algarve. C’est zen, c’est tout petit, tout mignon, il y’a un très jolie marché. On peut prendre un petit bateau pour aller sur des petites iles désertes. Un mini paradis je trouve !

Un conseil pour des futurs arrivants? Anticiper les choses avant de venir : le travail, et surtout le logement. On pense souvent qu’on trouvera facilement sur place mais la réalité est bien plus compliquée.

En conclusion

Nous sommes tous différents! Mon expérience, celles d’Alex, Anne-Marie, Nathalie, la vôtre, ne sont et ne seront pas les mêmes. Cependant, je pense, qu’avant toute décision de partir vivre à l’étranger, il est important d’avoir un retour d’expérience de personnes qui ont vécu la situation que vous vous apprêtez à vivre. Je vous invite donc, durant votre réflexion au sujet de l’expatriation d’échanger un maximum avec des personnes qui ont sauté le pas et sont venus s’installer au Portugal, cela n’en sera que plus enrichissant pour vous et vous permettra de voir si vous êtes prêt. Pour échanger avec ces personnes il existe aujourd’hui les réseaux sociaux et de nombreux groupes dédiés au Portugal à l’instar du groupe «Amoureux du Portugal».

Un grand merci à Alex, Anne-Marie et Nathalie de m’avoir accordé du temps et merci pour votre sincérité durant ces échanges. Et pour découvrir deux autres expériences d’installation au Portugal, cliquez ICI 

Êtes-vous prêt, vous aussi, à vivre la même expérience et partir vivre au Portugal? 

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